Retour en France: moins dure sera la chute !

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Il fut un temps où l’on nous parlait beaucoup de la déprime de la femme d’expat. Comme il n’y a pas moyen d’être heureux plus de deux minutes dans ce bas monde, la mode est aujourd’hui aux articles consacrés à la dépression du retour d’expat. Car, attention, amis expatriés, il paraît vous êtes en train de manger votre pain blanc ! Quand le glas du retour en France sonnera, ça ne va pas être de la tarte.

Heureusement, si vous vivez mal ce retour (que personne n’attendait?), vous serez dans l’air du temps et vous pourrez trouver de l’aide. Sites internet, groupes de soutien, coachs spécialisés se partagent ce florissant marché qu’est le ”retour d’expat”. Je me demande bien ce qu’ils pourront faire de plus pour vous que ce que je m’apprête à partager avec vous ?

 

 

La déprime post-expatum*, elle ne passera pas par vous !

* Modèle déposé My tailor is an expat.

Vous rentrez en France cet été ou craignez de devoir le faire un jour ? Mettez tous les bons souvenirs de côté et rappelez-vous : votre expatriation, ça n’a pas été les grandes vacances tous les jours et, en comparaison, il y a des choses en France qui vont être super !! Soyez confiant(e) et jetez-vous dans le grand bain avec le même entrain que lorsque vous avez mis les pieds à l’étranger pour la première fois.

 

1-    La galère administrative

Apparemment, de retour au bercail, vous allez vous arracher les cheveux avec l’Administration française. Errer dans les couloirs de la Sécu à la recherche de dossiers perdus, inscrire à l’école des enfants scolarisés jusque là dans des systèmes improbables, expliquer son parcours à Pôle Emploi ou à la CAF… Mais à qui cela fait-il peur ?

Certainement pas à vous qui avez connu bien pire et avez mâté des interlocuteurs coriaces dans le monde entier ! Piles de documents à remplir en langue locale et tonnes d’autres à faire certifier par de sombres agents assermentés… Officiers de l’immigration retors, banquiers méfiants qui ne vous laissaient rien faire sans votre mari, policiers corrompus et crapuleux, douaniers trop zélés ou autres interlocuteurs vicieux qui ont toujours fait mine de ne pas comprendre votre accent…  Maintenant que tout va se faire dans votre langue natale, vous allez vous surpasser !

 

2-    La difficile ré-adaptation

On nous dit aussi que psychologiquement, ça ne va pas être facile. Vous allez avoir du mal à renouer avec votre entourage, vous allez vous sentir en décalage avec votre nouveau pays et ses habitants, vous allez osciller entre tout faire pour vous adapter ou batailler pour garder votre identité et maintenir des habitudes chères à vous et votre petite famille.

Bref, rien qui n’ait pas été votre sport quotidien durant vos années au loin, non ?

 

3-    Le tissu social, l’environnement amical

En quittant la vie d’expat, vous allez être arrachée au cocon rassurant qu’est l’association d’Accueil de votre ville, laquelle vous a si bien entourée pendant cinq ans. Et qui va vous accueillir à bras ouverts de l’autre côté, qui va organiser un grand Café en septembre pour relancer votre vie sociale ? Paris Accueil ou Lyon Accueil ? Point du tout !

Vous avez si peur de vous sentir seule… Allez, vous avez bien ou une deux copines qui seront contentes de vous retrouver. Mais vous avez répété à qui voulait l’entendre que vous vous êtes éloignée d’elles car votre vie est devenue tellement plus riche que la leur ? Ce n’est pas grave, elles n’en savent rien. Et un déjeuner avec une vraie vieille copine, même si on a un peu moins de choses en commun qu’avant, ça ne vaudrait pas 100 cafés avec 25 bénévoles de l’association d’Accueil ? Voir même tous les ateliers sculpture sur savon du monde ?

 

4-    Retour à l’anonymat

A l’étranger, même le plus grand des losers est quelqu’un : il n’est pas comme les gens de son pays d’accueil, il est un Français de l’étranger. Alors, c’est sûr, en rentrant en France, retour à l’anonymat total. De nouveau, vous ne serez plus qu’une Française parmi toutes les autres.

C’est vrai, personne ne se retournera plus sur vous quand vous parlerez Français à vos enfants dans la rue, personne ne vous demandera plus de quel beau pays vous venez ni depuis combien de temps vous vivez là, personne ne vous complimentera plus sur votre accent so frenchy ou sur votre style Sôôô Paris ?… Mais heureusement, plus aucun chauffeur de taxi ne vous récitera avec fierté la liste des joueurs de l’équipe de France de 1996, jamais plus on ne vous demandera en ricanant « Voulez-vous coucher avec moi ce soôôôir ? », vous ne prendrez plus jamais le risque d’entendre (et de peut-être comprendre) « Il est mignon ce gamin mais sa Maman, elle a vraiment une drôle de tête », et l’été, plus personne non plus ne vous demandera d’un air moqueur si vous ne voyez que des Français. Ouf !

 

5-    Les enfants
  • Petit A, vous aviez une nanny à plein temps dans votre/vos pays d’accueil.

Vous n’aurez donc pas le temps de déprimer lors de votre retour en France. Redécouvrir vos enfants, apprendre qu’à 10 ans, ils ne savent pas s’habiller seuls ou qu’ils ont besoin d’un adulte pour jouer aux Playmobils, voilà qui va occuper vos journées.

  • Petit B, vous étiez dans un pays où l’aide à la petite enfance était inexistant.

A vous la liberté ! Car en France, il y a des crèches et l’école ne termine pas à 15h ! La simple joie de boire un café seule en terrasse vous fera oublier toute nostalgie de votre soi-disant trépidante vie d’expat d’avant. Car maintenant que vous rentrez, vous pouvez l’avouer : vous qui avez mis au monde trois enfants à l’étranger, tout ce que vous avez connu de rencontres enrichissantes avec les locaux se résumait à des rendez-vous de pédiatres et des playdates dans votre quartier. Oui, vous venez de passer 5 ans assise en rond sur des tapis de mousse avec vos amies locales à chanter en boucle (et mimer) ”Twinkle twinkle little star”. La France, ça va être passionnant !

 

6-    Le mari

A l’étranger, votre mari avait une carrière très valorisante. De retour en France, il risque de vivre une époque moins glorieuse. Il est possible qu’il atterrisse dans un placard ou qu’il entende en boucle de la part de ses collègues sédentaires « Alors, pas trop dur de se remettre au boulot ? ». Il se pourrait qu’il le vive mal, qu’il se remette en question, commence à se demander pourquoi il a accepté de rentrer, lui qui était Quelqu’un avant… Peut-être même va-t-il carrément déprimer ?

Allez, ce n’est pas ce qu’on lui souhaite mais tout-de-même… Il n’y a rien qui vous parle dans tout cela ? En tant que femme d’expat, vous ne vous êtes jamais sentie dévalorisée, vous n’avez jamais entendu de la part de vos amies sédentaires « Mais tu fais quoi de tes journées ? ». Vous l’avez toujours bien vécu ? Vous ne vous êtes jamais remise en question, jamais demandé ce que vous étiez venue faire là, vous qui étiez Quelqu’un avant ?… Peut-être même avez-vous un peu déprimé ?

Ce retour va peut-être vous remettre vous et votre mari sur un pied d’égalité, ou au moins, lui faire comprendre un peu par quels états d’âmes vous êtes parfois passée.

 

7-    Le couple

A l’étranger, peut-être votre mari voyageait-il beaucoup, ou peut-être était-il une figure du tissu entrepreneurial local ? En gros, vous ne le voyiez jamais : soit il était en déplacement, soit il était en train de picoler à un cocktail de la Chambre de commerce ou de trainer à un workshop nocturne d’un sombre groupe professionnel.

En un mois en France, vous risquez de le voir beaucoup plus qu’en cinq ans à l’étranger. Bon là, on est d’accord, c’est à double tranchant : soit vous allez renouer et vivre une nouvelle lune de miel, soit vous allez réaliser que vous n’avez plus grand-chose à vous dire. Heureusement, rappelons-le : la France c’est le pays de l’Amour, alors tout devrait bien se passer !

 

8-    Finances et matériel : tout s’équilibre !

On vous l’a souvent dit (sans avoir la moindre idée de ce à quoi ressemblait votre vie à l’étranger) : au retour en France, finie la grande vie !

Ainsi, voilà des années qu’on vous prédit que vous allez déchanter quand vous devrez vous réinstaller dans un 2 pièces à Paris ou que vous vous retrouverez de nouveau sans maid. Ha, c’est sûr, il y a des choses que vous ne retrouverez plus ! Mais si on y réfléchit bien, qu’auriez-vous fait de votre maid à plein temps dans votre 2 pièces exigu (puisque apparemment, en France, hors du 2 pièces parisien, point de salut). Franchement, est ce que la vie n’est pas bien faite ? Ce qui aurait été dommage, c’est que vous ayez passé 5 ans à lessiver un 300 mètres carrés toute seule, pour vous retrouver ensuite à vous marcher sur les pieds avec une maid  désœuvrée dans un 40 mètres carrés.

On vous dit également que vous allez être rattrapée par le coût de la vie en France. Là aussi, tout va s’équilibrer… Attention scoop : en France, l’école c’est gratis !! Oui, oui, gratis !! Bon, il doit bien y avoir quelques faux-frais mais comparés aux 27.000 euros que vous payez cette année pour votre petit de 3 ans, ça devrait bien se passer. Egalement, en France, le saucisson, le fromage, le vin… c’est produit localement !! Pas d’importation, pas de surtaxes, ça devrait alléger vos charges mensuelles et vous permettre de déplacer ce poste de dépenses vers … votre garde-robe ! Car si vous avez vécu plusieurs années dans un pays tropical, ou dans un pays très sportswear ou peu porté sur la mode, vous allez surement devoir réinvestir dans un beau manteau, une paire de bottes, de douces écharpes… La réadaptation a parfois d’excellents côtés.

 

9-    La carrière

On nous répète que la femme d’expat va droit dans le mur, qu’elle n’est qu’un trou béant sur un CV. Je ne vous apprendrai pas non plus qu’en ce moment en France, c’est la crise, c’est morose, rien ne va plus, il n’y a plus de travail, surtout pas pour celles qui n’ont ‘’rien fait’’ pendant des années…

Mais si vous êtes comme moi et que vous passez votre temps à lire toutes sortes de choses sur le web, vous n’êtes pas sans savoir qu’on voit également fleurir partout les articles sur les carrières atypiques *  ou non-linéaires et les reportages consacrés à des parcours incroyables et aux gens qui ont eu 7 vies professionnelles. C’est la mort annoncée du salarié pépère d’antan: les entrepreneurs créatifs et en constante évolution réinventent le Travail de demain.

Alors moi, j’ai envie de vous dire : « Femmes d’expat qui vous êtes déjà réinventées 15 fois: on y croit, on y croit ! ». On ne sait jamais, sur un malentendu…

 

Voilà, je pense donc que bon an, mal an, ça ne devrait pas trop mal se passer cette réimpatriation. Vous restez anxieuse ? Vous vous dites que vous n’auriez peut-être jamais du partir ? Ou que peut-être vous n’auriez pas dû faire tant d’efforts pour être si heureuse ou si bien intégrée à votre pays d’accueil ? Ah oui, pour éviter de souffrir un jour, peut-être vaut-il mieux éviter de vivre quoi que ce soit qui en vaille le coup… Mais ça, j’en suis sûre: vous et moi, ça n’est pas du tout votre philosophie de la vie !

 

 

*  Les carrières atypiques: https://www.youtube.com/watch?v=tPjRkgffbF4 par Stéphanie Talleux

20 Comments
  • Jeanne
    June 14, 2016

    Ha ha ha !!! Super article, comme toujours !!
    Le coup des playdates avec les petits enfants, si bien vu !
    Bon, j’entame ma derniere annee, j’ai interet a bien en profiter j’ai l’impression !

    • My tailor - Mathilde
      June 16, 2016

      Merci Jeanne !! J’ai bien connu tt ça… Je fais pas pareil avec le numéro 2 !

  • Daphné
    June 14, 2016

    Excellent, j’avais les larmes aux yeux avec le petit A section enfants!
    Bon, je n’ai pas de maid à Sydney, je vis une vie assez normale en fait!

  • Daphné
    June 14, 2016

    Enfin quand j’écris les larmes aux yeux c’est que je riais à gorge déployée!

    • My tailor - Mathilde
      June 16, 2016

      ha ha, ouf !

  • Usinamiss
    June 14, 2016

    « Alors, pas trop dur de se remettre au boulot ? » Punaise si quelqu’un sort ca à mon mari un jour je crois qu’il se prend une baffe, il n’a jamais autant sué et cravaché qu’en tant qu’expat. Ah ca, le soleil, l’appartement, les billets d’avion, ce n’est pas un cadeau, ca se mérite !
    Moi ce qui me donne les sueurs froides à l’idée (mais j’ai encore une autre expatriation devant moi pour voir venir), ce sont les démarches administratives ! Kafka il parait que c’est de la gnognote à coté !
    As tu lu le projet de je ne sais quelle ministre pour faciliter le retour des francais de l’étranger ?
    Super billet comme d’habitude. 😉 Ton retour à toi se rapproche ?

    • My tailor - Mathilde
      June 16, 2016

      Oui, oui… moi aussi, je fais la maline mais le côté kafkaïen me donne des sueurs froides rien que d’y penser…
      Moi, mon retour en France nous a frolé, puis s’est éloigne, puis est un peu revenu et là, je le crois reparti pr un bon moment… On n’est jamais surs de rien 😉

  • Rosiane Houngbo-Monteverde
    June 14, 2016

    Absolument génial! Je valide tous les points sans exceptions! Bravo 😉

    • My tailor - Mathilde
      June 16, 2016

      Merci, merci, merci !

  • Cindy
    June 14, 2016

    Enfin !!!
    Oui, il y en a marre de ces expats qui pensent que le retour en France équivaut à un retour vers l’enfer.

    L’expat qui a su s’adapter à de nouveaux environnements, de nouvelles cultures, de nouvelles langues,… ne serait semble-il pas capable de faire la même chose dans son propre pays ???!!!

    Je suis rentrée depuis près de 3 mois. Bien entendu, il y a des petits soucis à régler, des choses qui me déplaisent ou qui m’agacent pour ne pas dire m’irritent mais ni plus ni moins qu’avant notre départ.

    Les gens ne sont pas intéressés par mon expérience d’expatrié ? Et Alors ???!!! Je ne suis pas partie pour eux. (en référence au fameux site internet/page Facebook à laquelle il me semble tu fais référence).

    Mon pays n’est pas parfait mais je ne pense pas que la France soit le pire lieu de résidence. Ici, je sais que quoi qu’il arrive, on ne me demandera pas ma couleur de peau si j’ai besoin d’une ambulance, on ne me laissera pas mourir devant la porte d’un hôpital car je suis partie sans mes papiers d’assurance. Ici, je n’ai pas peur de la police et tous mes voisins ne se baladent pas avec une arme. Ma maison n’est pas équipée d’une « safety room ». A l’école, certes les enfants ne sont pas bilingues mais mes filles vont à l’école du quartier et ne font plus une demi-heure/une heure pour s’y rendre. Les goûters d’anniversaire sont redevenus simples, un gâteau maison et quelques vrais copains et non plus 50 invités, la location d’un clown, un gâteau démentiel mais immangeable,…

    J’ai aimé ma vie d’expat et j’en ai bien profitée, mais, j’aime aussi ma vie ici en France : j’aime le fait d’avoir 4 saisons dans l’année, j’aime le fait de pouvoir m’assoir sur l’herbe sans avoir peur d’y croiser serpent, araignée ou autre bestiole désagréable, j’aime aussi pouvoir marcher dans la rue librement et sans crainte, et encore plus, pouvoir y embrasser mon mari, j’aime ses petits villages, ses bars, ses terrasses,… et la liste est encore bien longue.

    Le bonheur n’est pas lié au lieu où l’on vit mais aux moyens que l’on se donne d’y parvenir. La vie en France est certes très différente de celle que l’on vivait à chacune de nos expatriations mais elle n’en est pas pour autant moins belle, juste différente.

    • My tailor - Mathilde
      June 16, 2016

      Merci Cindy ! Je me demandais l’autre jour comment se passait ce retour.
      Les 4 saisons, les petits villages, les terrasses… Tu m’as fait rêver !! Profites-en bien !

    • Fanny
      August 3, 2016

      tu vis à Mexico toi aussi?

  • Jean-Marc Alma-Charlery
    June 14, 2016

    cet article m’a fait perdre du temps. Car il est simplement génial! J’ai lut jusqu’au bout et je ne regrette pas. Tres bon article!!!

    • My tailor - Mathilde
      June 16, 2016

      Vous m’avez fait peur !! Mais merci pr votre message 😉

  • Pompommegirl
    June 14, 2016

    Haha j’ai bien aimé le contre pied pour chaque argument… Même si, sans en rajouter (mais un peu quand même), le retour c’est pas aussi smooth qu’on le souhaiterait parfois si on ne l’a pas vraiment décidé

    M’enfin ma bonne dame, hein, moi ce que j’en dis…

    • My tailor - Mathilde
      June 16, 2016

      Merci Pompomgirl !

  • Vanessa
    June 16, 2016

    ENFIN! un article positif sur le retour 🙂 Rentrée il y a 2 ans, après 10 ans en Chine, on m’avait tellement préparée à L’HORREUR absolue … J’étais tétanisée ! Et j’ai finalement très bien vécu ce retour. L’horreur , ce n’était que qu’on m’en disait avant . Évidemment dur dur de quitter nos amis (mais qui pour la plupart sont aussi partis pour d’autres destinations), évidemment dur dur de comprendre comment marche la connections sécu-mutuelle (d’ailleurs 2 ans après, toujours pas compris), évidemment la ville de notre cœur, celle où nos enfants ont grandi et où on a rencontré de merveilleux amis nous manque… Et je pleure encore souvent devant des images de cette ville .Mais tout cela nous manquerait aussi si nous étions partis pour un autre pays. Des galères administratives, on en connaîtrait aussi ailleurs . Donc relativisons cette “horreur absolue” , parce que oui ce n’est qu une “aventure de plus” que l’on peut prendre avec du recul , voire de l’ humour , comme on a su le faire (ou pas) dans les bureaux d’immigration ou commissariats locaux . Ici tout le monde nous comprend… et véridique : certaines personnes des mairies ou des impôts sont même aimables !!! Encore plus incroyable : il m’est arrivé d’échanger avec mes voisins !! Ben oui, parce qu’il n’y a pas qu’en expat que les gens sont sympas et accueillants , il y en a plein la France !
    Alors oui, on ne va pas nier la morosité ambiante et le climat social qui, à Paris , a encore pris une dimension plus importante ces derniers jours. Mais comme dans tous les autres pays, on s’adapte à notre environnement même si on s’énerve parfois . Alors ici on s’énerve juste un peu plus parce que des individus jouent aux enfants gâtés, utilisent mal leur liberté, cassent pour casser … Et abîment notre beau pays . Mais globalement quand on ne cherche pas l’horreur absolue à tout prix, je vous jure il y a moyen de trouver bien autre chose ,au contraire, le bonheur absolu par exemple ! Le bonheur d’être près de sa famille, bonheur des apéros en terrasse quand il fait encore jour après 18 h, le bonheur d’un bon plat du jour suivi d’un expresso, puis d’un allongé, puis d’un autre allongé avec une copine en RTT, le bonheur de retourner au cinéma , de week-end à la campagne, le bonheur de nouveaux moments de découverte à 2… , de nouvelles rencontres (certes rien à voir avec le nombre de rencontres faites à l’étranger , mais de belles rencontres existent partout) …à tout cela s’ajoute le bonheur de chatter avec ses amies de chaque coin du monde, permettant de couvrir tous les créneaux horaires . Au lieu de pleurer de ne plus les voir , on se réjouit et on dit merci Wechat, WhatsApp , Line Messenger , Skype …
    Votre article m’a fait du bien, je me sens enfin moins seule , c’est tellement politiquement incorrect de dire qu’un retour se passe bien ! Merci merci 🙂 je vous souhaite une très belle journée ☀️

    Ah et j’allais oublier : au lieu de pleurer sur les mètres carrés perdus en cours de route, on se dit aussi qu’on est content d’avoir 3 chambres tant que les enfants sont encore là, et on en profite parce qu’on sait que quand ils partiront on passera sûrement au modèle en dessous 🙂

    • My tailor - Mathilde
      June 16, 2016

      Bonjour Vanessa, mille mercis pour votre témoignage si positif !!! Oui, moi aussi, j’ai un peu saturé de la lecture de tous ces articles anxiogènes sur le retour d’expat ! ça fait du bien de lire des messages comme les votres ! Merci !

  • Lisa
    October 2, 2016

    Tous les articles anxiogènes ou presque viennent de la même personne qui en fait désormais son business et c’est très bien pour elle 😉 perso je ne la lis plus parce que… je trouve qu’on va un peu loin dans le toit négatif alors que je ne pense pas que ces gens soient globalement très déçus de leur retour puisqu’ils ne semblent pas repartir.

    Je suis rentrée en France a une époque et n’ai absolument pas vécu ce qui est raconté dans ces articles. La sécu kafkaïenne ? Ah bon… ben pas pour moi. Mon mari c’était plus compliqué mais enfin… le permis de conduire du gâteau, et même trouver un appart sur paris avec des CDD était possible… je ne pense pas être un cas isolé. Il y a du bon et du moins bon partout mais tous ceux que j’ai connus et qui sont rentrés en France n’ont absolument pas la vision racontée dans les articles. On généralise beaucoup mais comme je l’ai déjà dit, tant mieux si le business fonctionne 🙂 en attendant, j’attends toujours des données issues de ce que cette personne avance dans chacun de ses articles… elle semble muette sur la question.

    • My tailor - Mathilde
      October 3, 2016

      Je vois bien de qui vs parlez ! 😉

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