La femme d’expat, cette héroïne !

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La légende raconte que chaque femme qui suit son mari à l’étranger se transformerait en créature oisive partageant ses journées entre le tennis, la manucure, ses déjeuners entre amies et le tea-time dans un luxieux hôtel colonialiste. Selon la légende encore, les principaux sujets de conversation de cette femme d’expat seraient: critiquer son ‘’personnel de maison’’, critiquer son pays d’accueil et critiquer son pays d’origine.

Hélas, j’ai l’impression que ce mythe a du plomb dans l’aile et que cette légendaire femme d’expat est aujourd’hui menacée. En effet, il semblerait que certaines aient décidé de ne pas se conformer à la norme et de faire quelque-chose de constructif et d’enrichissant de leurs années d’expatriation (quelle drôle d’idée !!?).

 

 

La femme d’expat au foyer : une espèce en voie de disparition

 

Aujourd’hui, les femmes “suiveuses de conjoint” cherchent de plus en plus souvent un job dans leur pays d’accueil. Et ce pour plusieurs raisons :

  • D’une part, il se peut que la femme d’expat possède un vrai bagage professionnel (ça arrive) et qu’elle ait envie de bosser,
  • d’autre part, la femme d’expat n’a pas toujours le choix (le mythe de l’expat au package en or est lui aussi en souffrance) et peut être contrainte de devoir participer aux “dépenses du ménage” (quelle injustice !),
  • enfin, travailler est un bon moyen d’occuper ses journées, qui sont parfois longues dans une vie de femme d’expat.

On ne peut que féliciter la femme d’expat qui trouve un job. Car, pour rappel, elle cumule quelques handicaps dans sa recherche d’emploi, entre autres :

  • elle débarque dans un pays où les gens parlent une langue très bizarre (poussant le vice jusqu’à l’utiliser sur leur lieu de travail) et ne connaissent pas forcément les beaux diplômes qu’elle aligne,
  • elle fait face dans beaucoup de pays à une pénurie de visas de travail pour les étrangers ou à des règles qui lui interdisent purement et simplement de travailler,
  • elle devra surement suivre son brillant conjoint vers une autre expatriation dans 1 an ou 2 et ça les recruteurs le savent bien,
  • enfin, ces mêmes recruteurs se doutent qu’elle essaiera de négocier quelques ajustements à son contrat local, comme avoir plus de 12 jours de vacances par an ou être payée un peu plus que le SMIC local…

Autant dire que la femme d’expat n’est pas attendue comme le Messie par les recruteurs locaux. C’est ainsi qu’il peut arriver que, bien qu’habitée des meilleures intentions, la femme d’expat ne trouve pas de job. Qu’à cela ne tienne, elle a de la ressource !

 

 

La femme d’expat qui ne travaille pas, elle bosse quand-même !

 

Si la femme d’expat n’a pas un “vrai” job (celui qu’on affiche sur LinkedIn, celui pour lequel on reçoit fièrement un salaire ou une carte de visite à dégainer en toutes occasions), la femme d’expat ne fait rarement rien de ses dix doigts. Sport intensif, bénévolat en tous genres, activités culturelles, cours en ligne… Quand j’entends certaines de mes amies me raconter leurs semaines, ça m’épuise.

Parmi ces femmes d’expat suractives (au moins à mes yeux), on trouve différents styles :

  • La femme d’expat entrepreneuse, souvent celle qui a du mal à avaler la pilule d’être devenue dépendante financièrement de son mari : elle monte un business, plutôt en ligne, comme ça, pas la peine de tout reprendre à zéro à la prochaine expatriation. Pas question de se faire avoir une deuxième fois !
  • La femme d’expat à tendance créative et artistique : jetée dans le grand bain de l’expatriation, elle en profite pour développer une lointaine passion mise de côté pour cause de carrière ou pour se découvrir un talent insoupçonné jusqu’alors, comme la couture ou la photo.
  • La femme d’expat sportive : celle qui n’avait jamais mis les pieds dans une salle de gym en France et qui va enfin perdre ses kilos de grossesse maintenant qu’elle ne bosse plus cinquante-cinq heures par semaine. Souvent, elle commence soft mais se prend au jeu jusqu’à devenir prof certifiée de Pilates ou de zumba.
  • La femme d’expat curieuse et cultivée : celle qui se passionne pour son pays d’accueil et sa région. En quelques mois, elle connaît tout sur la religion, l’histoire et les régimes politiques de son coin du monde. Elle monte des conférences, écrit des articles dans des magazines francophones et devient guide au Musée national de sa ville.
  • La femme d’expat altruiste : celle qui ne veut pas se cantonner au côté doré de la vie d’expat (quand c’est le cas). Elle connaît les réalités de son pays d’accueil et a envie d’aider à améliorer un peu les choses. Elle rejoint des associations de bénévoles et réfléchit même à monter sa propre ONG.
  • La femme d’expat studieuse : celle qui redevient étudiante, qu’elle tente (enfin) de finir ses études ou qu’elle en commence des nouvelles. Selon ses ambitions (et ses capacités), elle s’inscrit en licence ou reprend la thèse qu’elle avait laissée de côté à son mariage. On peut également la retrouver sur les bancs  d’une université locale ou, casque vissé sur les oreilles, suivant des MOOC dans les coffee shops de son quartier. Il y a aussi     celle qui regarde des conférences TED sur Youtube, pensant déjà aux lignes qu’elle pourra ajouter à son CV.
  • La femme d’expat qui cherche à rebondir mais ne sait pas trop à quoi se consacrer. Elle aussi suit beaucoup de cours en ligne et collectionne les diplômes. Au cas où, elle apprend Photoshop et Indesign, se lance sur les réseaux sociaux. Elle se met à plusieurs langues utiles et acquiert des notions de compatibilité. Elle se renseigne sur où et comment déposer les statuts de sa future boîte. Elle est prête, si seulement elle arrivait à trouver une idée de business…

C’est ainsi que, parfois, lors d’un déjeuner futile, on se croit gentiment entourée de femmes d’expats inoffensives alors qu’on côtoie en réalité la fondatrice d’une ONG réputée, une photographe talentueuse ou encore une serial entrepreneuse qui affiche à son actif trois sites de e-commerce qui cartonnent. Autant vous dire que ça ne met pas toujours à l’aise la femme d’expat tendance “flemmarde qui se cherche” assise à cette table, car celle-là existe aussi, beaucoup.

 

La femme d’expat : une espèce en pleine mutation génétique

 

Avant de conclure cet article, il nous faut évoquer un autre phénomène qui prend de l’ampleur: en plus du processus d’extinction qu’elle subit, la femme d’expat est aussi en proie à de fortes mutations génétiques. Aujourd’hui, en effet, la femme d’expat se masculinise, jusqu’à devenir de plus en plus souvent un homme. Se faire muter à l’étranger n’est plus l’apanage de ces Messieurs et on croise donc beaucoup d’hommes qui ont suivi leurs expats de femmes.

Quelle est alors la stratégie la plus communément adoptée par l’ “homme d’expat” ? Entre investir à 200% son rôle de père, rechercher absolument un job, faire croire qu’il en train de monter un “énorme projet”… l’homme d’expat se cherche encore. Il n’a pas atteint la maturité de son homologue féminine. Voici un beau sujet d’étude pour la femme d’expat que je suis – flemmarde certes mais observatrice…

 

Photo: Pixabay

 

 

 

87 Comments
  • Kenza
    June 2, 2015

    J’aime le ton de tes articles ! Tu oublies la femme d’expat qui devient prof de français, parce qu’après tout c’est pas si difficile j’ai des enfants à la maison je saurai gérer une classe… c’est le genre qui me pique mon boulot 😉

    • mytailorisanexpat
      June 2, 2015

      Ah oui, c’est vrai ça! Je t’avoue que j’y ai déjà pensé, en faisant exactement ce raisonnement…

      • Marie-Camille
        June 2, 2015

        Merci pour cet article, il est très
        vrai! Je suis femme d expat depuis 14 ans et était fille d expat avant cela: sur les routes depuis 39 ans!! Catégorie: créative et artistique et bientôt entrepreneuse (ET maman à plein temps!). Nous sommes des
        Wander Women Pluridisciplinaires de l’ombre.
        Merci encore,
        Marie-Camille

        • mytailorisanexpat
          June 3, 2015

          Merci Marie-Camille, vs m’avez l’air bien ds vos baskets, ça me rassure sur l’avenir de mes fils ! 😉

    • Odile
      June 9, 2015

      Merci Kenza !! Je me sentirais visee si je ne suivais pas ton blog !! Croise les
      Doigts pour mon exam et continue a donner tes cours avec passion ! C’est grave a des personnes motivees et enthousiastes comme toi que nous en sommes venues a ce metier ! Odile- Mrs Squirrel.

  • Madeleine
    June 2, 2015

    la femme d’expat’ qui devient prof de français, j’ai testé!! c’était tellement mal payé que nous n’étions pas nombreuses (trois, en comptant celles ds les écoles anglaises?). Les autres étaient toutes reparties au cours de Pilates.

    • mytailorisanexpat
      June 2, 2015

      J’adore !! Madeleine a tjs qq-chose de drole à rajouter !! Merci !!!!! Tu es ma lectrice “pilote” !! Bisous

    • Odile
      June 9, 2015

      Ça me casse mes projets ça !! Mais laissez moi rever !! Moi je commence tout
      Juste a enseigner !

      • mytailorisanexpat
        June 10, 2015

        Mais non, mais non , continuez a rever !! et bonne chance pr votre exam !

  • claire du parc
    June 2, 2015

    je tombe dans ta catégorie “entrepreneuse”… mais pour combien de temps… car je fais aussi du Pilates… Très bien vu, ça me fait toujours bien rire, et tellement vrai.

    • mytailorisanexpat
      June 2, 2015

      Hélas, il y a des femmes d’expat si fortes que la catégorie “entrepreneuse” n’es pas incompatible avec la pratique intense du Pilates… Bisous Claire !

  • Pomdepin
    June 2, 2015

    Je triché j’ai débuté comme femme expat, pas femme d’expat! Mais sinon, je suis bien prof de français, par choix en plus, j’adore mon boulot. Et tout le monde n’ est pas vraiment “expat”, on est des immigrés! Mais j’en connais qui perpétuent encore le mythe…

    • Odile
      June 9, 2015

      Ah dis donc je te retrouve la !! Moi je revendique d’etre aussi a la tete d’ume famille d’immigres maintenant ! Avec un statut “local” impossible d’aller pavaner a South Kensingthon !

  • Delphine
    June 2, 2015

    Tu pourras faire un article sur la femme d’expat qui rentre, qui a perdu toute son expérience professionnelle, n’aura pas grand chose à découvrir, aura du mal à monter une ONG de recyclage de serre-tête et ne pourra pas faire du pilate à longueur de journée comme elle rêverait (si si!!!)? 😉 Bravo pour tes articles!!

    • mytailorisanexpat
      June 2, 2015

      Hello Delphine, j’ai l’impression que tu vis sereinement votre retour en France ! Une telle expérience, ça vaudra bien une interview !!! J’ai hate que vs vs installiez. Bisous

    • Clémence
      June 3, 2015

      Un bon filon pour se remettre en selle : appeler Talents d expat, 2 copines ex-expat qui ont monté leur boîte pour aider justement les femmes d expat (ou les hommes ! ) a revenir en France. Delphine tu m appelles a ton retour… pour te remonter le moral et te dire qu on revient enrichi et different, capable de ” casser la baraque”, passés les premiers mois de réadaptation ! et bravo Marhilde je découvre tes articles… tout en justesse…

      • mytailorisanexpat
        June 4, 2015

        Merci Clémence !! Allez Delphine, ne fais pas ta timide, appelle Clémence: tu vas casser la baraque !! Bisous a ttes les deux.

  • Tara B.
    June 2, 2015

    Excellent ! En plus de tout ça, la femme d’expat’ en Chine se voit de surcroît affublée du doux nom de tai-tai, mais ça ne l’empêche pas de se livrer peu ou prou aux mêmes activités que celles de Bangkok (le Pilate en moins, l’apprentissage du mandarin en plus)… Quand je pense qu’en France ils croient qu’on se la coule douce…
    http://www.legrandbond.fr/2015/04/expat-wife-rester-a-la-maison-a-rrr-attendre-son-mari/

    • Tiger Mama
      June 5, 2015

      Meme combat à Beijing pendant 3 ans et maintenant à Shanghai depuis 10 mois!

      • mytailorisanexpat
        June 6, 2015

        J’aime bien votre pseudo !

  • Christophe le Bret
    June 2, 2015

    Bravo pour l’observation, et je la confirme: il y a de plus en plus de conjoints qui suivent leurs épouses lors d’une mutation à l’étranger… et j’en fais partie!
    Après avoir pratiqué l’exercice dans le sens “classique”, je l’expérimente dans l’autre sens.
    Et c’est pour avoir vu les difficultés, tant pour les individus que pour les entreprises, et le gâchis que représentent ces “cerveaux inoccupés” que je lance le mois prochain avec un partenaire un cabinet de conseil en management qui va faire travailler (entre autres) des conjoints d’expatriés (ou d’immigrants comme on dit ici au Québec).
    Démarrant à Montréal d’abord, nous travaillons aussi à un élargissement du concept dans les pays où la législation du travail le permettra…
    On aura sûrement l’occasion d’en reparler prochainement.

    • mytailorisanexpat
      June 3, 2015

      Bonne chance Christophe et merci pr votre message !! Je suis contente de voir qu’il y a des hommes qui lisent le blog !

  • Gwen
    June 2, 2015

    Super article, tellement vrai ! Conjoint suiveur moi-même depuis 12 ans, je connais bien ce sujet ! J’ai d’ailleurs créé une entreprise qui traite de l’accompagnement professionnel du conjoint d’expat. Allez faire un tour sur notre site : http://www.tandemexpat.com. D’ailleurs, à ce propos, êtes-vous d’accord pour que l’on relaie votre article sur notre page Facebook ?

    • mytailorisanexpat
      June 3, 2015

      Merci Gwen ! Bien sur, relayez, relayez… !

  • Pauline
    June 3, 2015

    Bonjour,
    Merci pour cet article!
    Vous avez oublié la femme d’expat qui profite de suivre son conjoint pour poser un congé parental et construire la famille : un bébé de 11 mois et un deuxième en cours (plus que 2 mois et demi!).
    Donc la journée type dans ce cas : des biberons à préparer, donner et laver, des purées et compotes à préparer, les activités du bébé, les rdv pour le prochain accouchement, les promenades au parc en espérant croiser un adulte à qui parler, et parfois, dans la mesure du possible, une petite sieste et une bonne douche!!!

    • mytailorisanexpat
      June 3, 2015

      Merci Pauline pr votre message. Quand je pense que j’ai oublié de parler des enfants ds mon article… Il va falloir que je me rattrape vite! Bon courage pr la fin de la grossesse… et les premiers mois qui vt suivre ! 😉

    • Chantal
      February 16, 2016

      Bonjour Pauline, ton message m’interpelle : je suis femme d’expat à Nanning, maman d’une petite fille de 3 ans et demie et d’un petit bout de bientôt 2 mois, né en Chine! Courage pour ta vie de maman expat!!!

  • Marie Laure
    June 3, 2015

    En tout cas pour le côté ” qui se cherche” en cherchant du côté de l’écriture vous pouvez trouver. Super article!

    • mytailorisanexpat
      June 3, 2015

      Ooooh, merci beaucoup !! C’est trop gentil !

  • Dione
    June 3, 2015

    bonjour,
    Tres bon article, mais faudrait penser aussi à faire un article sur les femmes d’expat, qui quittent tout, pour suivre Sir, et qui se retrouve à faire face au fameux phénomène qui est la fameuse “fièvre jaune” qui se retrouve pour certaines complètement démunies, avec enfants, face à un conjoint qui Pete un plomb, et qui n a comme seul objectif les faire rentrer au pays d origine pour profiter pleinement de son expatriation!!!! Mais il y a aussi ces femmes d expat, qui se battent, qui ne baissent pas les bras, et qui tentent tout pour rester ds ce pays d adoption, trouve un travail, galère avec les démarches de visa, mais qui continuent d espérer d avoir leur place et le droit d avoir un nouveau départ!

    • mytailorisanexpat
      June 3, 2015

      Merci Dione… votre message sent le vécu et vs m’avez l’air d’être bien courageuse.

  • Morjane
    June 3, 2015

    et que dire des hommes qui ont l’audace de suivre leur conjointe expat !!!! Ils sont encore plus mal considérés…. Souvenirs, souvenirs parmi les multiples remarques en 4 ans : La femme de l’ambass (qui se voulait aimable) : “ça va Monsieur, vous ne vous ennuyez pas trop. Que faites vous donc de vos journées ?” Mon Jules :” euh, non pas trop, je travaille 15h par jour, je rédige ma thèse de doctorat”….

    • mytailorisanexpat
      June 3, 2015

      J’aime tjs bcp ce genre de remarques ! 😉

  • Eva Szekeres
    June 3, 2015

    Super article! Merci beaucoup- je vais le faire circuler entre mes amies françaises ici a New York! 🙂 Je suis Hongroise, vécu 17 ans en France, 3 ans en Californie, 2 ans a Boston et maintenant je suis a New York depuis 2 ans – pourtant un sujet toujours fascinant: qu’est ce que je devrais faire de ma vie? Je travaille avec des femmes expats du monde entiers depuis plus que 10 ans, et je trouve qu’il y a plus de ressemblance entre les strategies différentes que des differences due aux circonstances particulieres de pays locale. J’aime beaucoup votre style – et je vais continuer de vous suivre! A très bientôt, Eva

    • mytailorisanexpat
      June 4, 2015

      Merci Eva !

  • Sylvie
    June 3, 2015

    la créative c’est moi un peu mais j’ai rapidement trouvé mes limites (je ne serai jamais la “talentueuse photographe”)… la curieuse c’est moi, guide au musée de Singapour, euh l’entrepreneuse c’est pas moi, la sportive c’est moi (un semi-marathon ça marche à la place des cours de yoga?), et puis celle qui bosse “normalement” c’est moi aussi… enfin, entre 2 mani-pédis (humour of course)… Bref madame expat c’est plein de facettes. Très bon article et très drôle !

    et mes aventures à moi, elles sont là :http://motsdicidailleurs.com/expat-bataille-du-quotidien/

    et je partage ton article !

    • mytailorisanexpat
      June 4, 2015

      Merci Sylvie !
      Une amie de Dubai m’a parlé de votre blog qd j’ai ouvert le mien. J’aime bcp !!

      • Sylvie
        June 5, 2015

        Comme quoi ce monde est tout petit ! Merci de me lire

  • Amélie
    June 3, 2015

    Super article! Pas vraiment expat car dans un DOM, mais on s’y retrouve quand même!! C’est mon mari qui a suivi, je suis donc mutante!

    • mytailorisanexpat
      June 4, 2015

      Merci pr votre message “Amélie la mutante” !!

  • Sophie
    June 3, 2015

    Je ris beaucoup a la lecture de vos articles chassant les clichés et idées reçues sur la femme d’expat. Un blog rafraichissant qui m’aurait été bien utile il y a deux ans ! Mais à chacun ses expériences. … Surtout continuez !

    • mytailorisanexpat
      June 4, 2015

      Merci beaucoup Sophie !

  • Calliframe
    June 3, 2015

    J’ouvre mon Facebook ce matin et je vois cette superwoman et ce titre! Tout de suite ça m’interpelle forcément. Je lis l’article et je me retrouve entrepreneuse, créative artistique, sportive, curieuse… En 5 ans d’Angola j’ai presque tout testé !
    J’avoue que parfois il n’est pas facile d’envisager sa vie loin d’une routine plus “classique”. Mais l’expat pour moi a été synonyme de temps et ce temps m’a permis de me réinventer et de me former à plein de choses. Si on met ce temps à profit, on peut faire bouger beaucoup de choses et évoluer personnellement mais aussi professionnellement.
    Merci pour cet article sympathique, frais et tellement vrai!

    • mytailorisanexpat
      June 4, 2015

      Et merci bcp pr votre témoignage !

  • Estelle
    June 4, 2015

    Merci pour ce super article. Les femmes (et les hommes) que vous decrivez sont ceux qui arrivent tres regulierement a notre association. C’est parfois tellement galere de trouver du travail, ou meme de se trouver qu’un peu d’entraide n’est pas negligeable. Du coup, entre benevoles (qui travaillent ou pas), nous avons monte une association pour que l’expatriation se passe au mieux..au moins sur le plan professionnel.

    • mytailorisanexpat
      June 5, 2015

      C’est super les associations comme la votre !

  • Anne-Charlotte
    June 4, 2015

    “Manque de considération”, “moquée”, “débordée”…
    Vous allez nous faire pleurer…
    Je vous invite à demander votre expatriation à Hénin Beaumont, Remiremont ou Maubeuge et donner des cours d’intégration aux expatriés locaux.
    Y’ a du décalage horaire dans la distribution de baffes
    Vos propos sont, Dieu merci, lus uniquement entre vous.
    honte à presque toutes d’entre vous.

    • Brigitte Lasnier-Schalk
      April 30, 2016

      Bon sang, que d’aigreur!!!!! Pourquoi lire ce blog si l’article et les commentaires vous donnent des haut-le-coeur….. Et envie, accessoirememt, de donner des baffes! Quel courage, planquée derrière son clavier!!!!!…quelle violence!!! Si vous donnez des cours “d’integration” avec la même ouverture d’esprit, je plains les expatriés en France qui vous subissent…. On ne demande rien à personne ( surtout pas à vous), on se retrouve entre copines partageant la même expérience et soulagées de savoir qu’elles ne sont pas les seules à affronter les petits et grands problèmes, familiaux et professionnels. Cela vous parait bien anodin? Que voulez-vous: nous sommes sans doute incapables de refaire la société, de résoudre les difficultés de la planète…. Mais notre modeste ambition est, à l’étranger imposé ou par choix, de faire un nid douillet pour la petite famille tout en essayant de s’épanouir au contact d’autres peuples et d’autres cultures que nous respectons… S’il vous plait, passez votre chemin….

      • My tailor - Mathilde
        April 30, 2016

        Merci Brigitte 😉

  • fanny nardozza
    June 4, 2015

    Merci c’est trop drole vraiment et TELLEMENT vrai. A bientôt j’espere. signé femme d’expat un enorme mélange de toute sans en etre une absolument.

    • mytailorisanexpat
      June 5, 2015

      Merci Fanny !!

  • Laetitia Lienart
    June 5, 2015

    Bravo pour ce bel article qui résume si bien la réalité et sur le ton humouristique!!!

    • mytailorisanexpat
      June 5, 2015

      Merci Laetitia !!

  • Yen l'indienne
    June 5, 2015

    Ici en Inde la femme d’expat que je suis a passé des examens en anglais, commencé à apprendre l’espagnol, et s’est lancée à fond dans la cuisine ! Un peu de sport et de bénévolat aussi…
    Et accessoirement agent de voyage pour préparer les prochaines destinations (on est en Asie alors on visite l’Asie)

  • Monique
    June 5, 2015

    Article sympa Mathilde, et bien vrai! comme beaucoup je me retrouve dans une ou deux catégories en fonction des pays et des envies : curieuse dans certains, au travail dans d’autres, altruiste/ femme au foyer quand on ne peut pas faire autrement ou que la motivation n’est pas là; Parfois un sentiment de “à quoi bon” si c’est pour repartir encore. Mais c’est toujours une découverte des autres, et si je n’ai pas aimé toutes les expatriations (9…) j’en ai toujours retiré quelque chose.
    Bravo encore.

    • mytailorisanexpat
      June 5, 2015

      Merci Monique !

  • Anne
    June 5, 2015

    Exactement. La femme d expat touche à tout, essaie tout et se retrouve avec un emploi du temps de ministre. Associations, jobs, formations, caritatif, école, tour operator, organisatrice de tout pour tout, elle virevolte a vive vitesse tout en créant, innovant, apprenant sur le tas et assurant un quotidien neuf à monsieur et la smala pour une intégration épanouie . Très bon article. 9 expats et quasi 25 ans a l étranger, je me suis facilement identifiée. Guide volontaire au musée national de Bangkok je l ai fait aussi. Bonne continuation. Anne

    • mytailorisanexpat
      June 6, 2015

      Merci Anne. Vous n’êtes pas la première à me dire que vs avez été guide au musée de Bangkok !

  • Meriem
    June 7, 2015

    Bonjour,

    Merci pour cet article, il est vraiment super ! c’est bien vrai pour toutes les femmes expats dans les 4 coins du monde.
    Je me trouve beacoup dans la catégorie des femmes “une espèce en pleine mutation génétique”. J’avoue que mon couple cherche toujours la position d’équilibre…
    Merci encore une fois.
    Dans l’attente d’autres articles…

    Bien à vous,
    Meriem
    Congo

    • mytailorisanexpat
      June 7, 2015

      Merci Meriem pour votre message ! C’est sympa de mettre a la fin ds quel pays vs vivez. Je me demande en effet pour chaque message d’où il peut bien venir.

  • Alix Carnot
    June 7, 2015

    Mathilde, bravo!
    On a relayé sur le groupe Expat Value sur Facebook sur lequel des conjoints échangent sur leur carrière dans le monde entier, et ça a été repris dans tous les sens car c’est exactement ce que nous vivons.
    C’est un talent de savoir raconter ce qu’on voit, et ça va souvent avec la flémardise car il faut être un peu flemard pour être observateur 😉
    Et welcome dans le groupe Expat Value!
    Alix

  • Une Fille en Chine
    June 9, 2015

    Bonjour Mathilde,
    Je découvre ton blog suite au commentaire de Céline sur FB. Enfin pas vraiment, puisque j’ai reçu deux fois ton article de la part de copines la semaine dernière, accompagné d’un “ça m’a fait penser à toi”.
    En rapport au Pilates ? A l’entreprenariat ou peut-être ma récente inscription sur Nike Running ? So clichééé, sûrement l’effet Inès tout simplement 🙂
    Bravo pour ton article et ton blog !
    Nous sommes voisines : je suis en Chine depuis 13 ans et blogue depuis bientôt 9 :
    Une Fille en Chine, avec sa catégorie “Desperate Expate” .
    http://unefilleenchine.com/category/desperate-expates/
    A bientôt
    Cécile

    • mytailorisanexpat
      June 10, 2015

      Bonjour Cécile,
      merci bcp pr ton message !
      9 ans de blogging !! Whahou !
      ça doit faire des centaines et centaines d’articles… c’est à dire des journées entières pr moi a les lire sans decrocher de mon ordi. J’ai déjà bien commencé. C’est chouette de voir commment ça se passe chez toi.
      A bientot

      J’aime bien “l’effet Ines” !! 😉

  • Nathalie
    June 9, 2015

    J’ai adoré mais je pense que l’on peut continuer la liste.
    Belle journée.
    Nathalie de Frankfurt am main

    • mytailorisanexpat
      June 9, 2015

      Merci Nathalie. Je suis d’accord avec vous! Mais j’essaie de faire des articles pas trop longs. Bon, il n’est pas impossible qu’il y ait un épisode 2 dans quelques temps. Merci d’avoir mis ou vs vivez !

  • Emmanuelle
    June 9, 2015

    Bravo Mathilde pour cet article. J’y ai complètement retrouvé mon monde (femme d’expat et fille d’expat) et je suis bien d’accord avec vous sur les évolutions en cours. Notamment sur le dernier point : au Qatar, j’avais créé un club pour aider les conjointes et les conjoints à trouver un travail en local et j’ai vu l’augmentation du nombre d’hommes, conjoints d’expatriées. Eux, ils n’ont pas les stéréotypes de “la femme d’expat” qui leur collent à la peau mais trouver leurs places est vraiment difficile.
    Continuez à nous faire partager vos observations,
    Emmanuelle

    • mytailorisanexpat
      June 10, 2015

      Merci bcp Emmanuelle ! A bientot

  • Sylvie
    June 15, 2015

    La créative , l’artiste c’est moi.La photo et aussi la peinture. Le bénévolat c’est encore moi avec des échanges magnifiques aux quatre coins du monde. Savoir mouiller sa chemise au sens propre.Les maisons “fantômes ” “ensorcelées” à retaper sans cesse , jardins en friche à créer de AàZ ,pour moi. Des aventures décoiffantes à vous retourner la cervelle…Inspiration. Les maladies tropicales , rapatriements sanitaires des petits , valises épicerie.pharmacie dignes de Mickey dans l’apprenti sorcier , pour moi encore.Les séparations difficiles et longues pour cause de scolarité et santé aussi. D’après ma petite expérience , le mieux dans cet exercice de funambule en quête d’équilibre permanent,c’est d’ être un hummer stable , endurant, tout terrain portant talons hauts juste ce qu’il faut, quand il le faut.Garder le cap , malgré les innombrables déménagements et emménagements à l’Etranger , du Nord au Sud de l’Ouest à l’Est et diverses adaptations. Ne jamais se départir de son respect , de sa curiosité pour l’Autre et pour son pays , de son écoute, de sa bienveillance et patience et de son humour.En ce qui me concerne, mon accomplissement personnel a suivi ce chemin là . Ce n’est qu’un chemin bien sûr , y en tant d’autres.Il n’a pas été toujours été facile mais je le trouve bien joli malgré tout. Merci vraiment à vous pour cet article.Il est excellent.

    • mytailorisanexpat
      June 15, 2015

      Merci beaucoup Sylvie pour ce très joli texte.

  • Ludivine
    June 18, 2015

    Merci pour cet article qui reflète bien la situation.
    au bout de 15 ans d’expat, et pourtant qu’en Europe, pour compenser les vides sur mon CV de linkedin, j’ai cré un job de ” coach” de vie, et ensuite home Manager / Logistic Manager.
    Et maintenant après avoir encore du apprendre une langue et penser que ce ne serait pas si difficile de retrouver un job, je me lance dans une formation pour faire du e-commerce car en plus d’être expat, j’ai plus de 40 ans 🙂

    • mytailorisanexpat
      June 18, 2015

      Quel courage !! Merci pr votre commentaire 🙂

  • Matt
    June 27, 2015

    Merci pour l’article.
    Je suis passé par la case 3ème catégorie pour ma part, “homme d’expat” avec un retour récent en France.
    Heureusement, grâce à l’entreprise de ma femme j’avais une bonne aide (abonnement au magazine “Femme d’expat'” par exemple) et sur place des activités pour… femmes. Bref, tout à construire.
    Le retour est je crois le plus compliqué à gérer avec une non-reconnaissance de votre expérience à l’étranger.

    Bref, bon courage aux hommes qui suivent leur bien-aimée à l’étranger.

    • mytailorisanexpat
      June 28, 2015

      Merci pour votre témoignage !

  • vanoush
    August 28, 2015

    super article!!! on parle beaucoup des femmes d’expats mais….quand c’est LA femme qui est expat c’est une toute autre affaire ce qui est mon cas…

    • mytailorisanexpat
      August 31, 2015

      La femme qui est expat, c’est un autre suje à parte entière ! Merci pr votre message

  • Pauline
    September 5, 2015

    Dieu que c’est bon de lire cet article… j’ai eu peur un moment de ne faire parti d’aucune catégories, mais non, nous sommes bien là celles qui se cherchent!
    dur dur de bosser quand l’école se termine à 12h…
    merci merci

    • My tailor /
      September 7, 2015

      Merci bcp Pauline. C’est une catégorie à part entière ”celles qui se cherchent”, surtt avec des enfants en bas-âge, ça n’aide pas vraiment…

  • Carolem
    September 7, 2015

    Très très bien écrit ! Et tellement bien analysé ! Je suis en Corée depuis 2 mois (première expat) et je tout ce que tu décris est tellement juste !
    Félicitations et bonne continuation !

  • patricia
    September 15, 2015

    Je pleure de rire. Bravo pour tous les articles. Femme d’expat epanouie (enfin la plupart du temps) depuis 10 ans, j alterne les réponses quand on me demande comment j occupe mes journées. La dernière trouvaille a beaucoup de succès : je donne des cours de français pour me payer des cours de tennis et coucher avec le prof. Faut surtout pas décevoir son interlocuteur.
    Patrícia. São jose dos campos. Brésil. depuis 8 mois.

    • My tailor /
      September 15, 2015

      Ha ha !!! Moi aussi, je rigole bien !!! Envoyez moi vite le numero
      de votre prof de tennis !

  • Sandra
    December 3, 2015

    Bonjour,

    J’aime beaucoup le ton de vos articles ! C’est si bien de démystifier ce fameux statut de la femme expatriée.
    Personnellement, je suis expatriée depuis 8 ans et je ne regrette aucunement notre vie en France. Oui, quel chamboulement à tous les niveaux mais, surtout c’est enfin trouver le bon moment pour penser à soi. Moi, je suis dans la catégorie des Entrepreneures. J’ai récemment développé une activité d’accompagnement pour les Femmes expatriées pour faire de leur projet de décoration et d’aménagement intérieur ce pied-à-terre qui leur ressemble. Ce que l’on oublie assez souvent de dire, qu’à force de vivre à l’étranger, nous ressentons ce besoin d’avoir notre “Chez moi”, un lieu où l’on se ressource, où on se sent bien et qui nous protège de notre vie d’expat. Du coup, pour moi c’est une évidence de pouvoir les aider !
    Félicitations et à bientôt 🙂

    • My tailor /
      December 10, 2015

      Merci Sandra !!
      C’est une super idée ça l’accompagnement en déco d’intérieur à l’étranger. Ns on vit ds un condo assez vieillot, ambiance vieux meubles en bois trés foncé encastrés sur ts les mrs de l’appart. ça n’a pas été si facile de s’y sentir bien !

  • pompommegirl
    February 8, 2016

    haha mais oui tellemet !
    pour les hommes d’expat, tu aurais pu end iscuter avec mon mari, il a vécu le café de beinvenue et compagnie à New York !
    merci pour ceta rticle (qui me permet de repasser encore dix minutes de réunion moisie en rigolant)

  • Lydie
    April 22, 2016

    Oh lalala , cet article me fait vraiment du bien et je sais du coup à quoi m’attendre! Nous partons le neuf mai avec un bébé d’à peine un an.
    Prête pour un nouveau défis mais avec la boule au ventre quand meme…

    Merci pour cet article!

  • Usinamiss
    May 20, 2016

    C’est très juste !!! Femme d’expat en Afrique, je suis également dans la catégorie qui se cherche, et qui touche un peu à tout. Il est vrai que le microcosme de femme d’expat est assez soudé et très petit, c’est facile de se faire un réseau, d’avoir des idées, de se motiver les unes et les autres…
    Et aussi de temps en temps de se faire un mojito au bord de la piscine 😀 Ca fait du bien quelques fois d’entretenir les vieux clichés.

    • Elfy
      May 21, 2016

      mojito, tapas, expos biennale…Mais aussi passion artistique laissée de côté, idées de business, boulot, bénévolat, sport, un bébé de plus au passage, oui oui…Je crois que j’ai déjà fait tout ça, et plusieurs simultanément ! NE pas oublier : l’association des parents d’élèves …Un grand classique aussi. Au Sénégal, avec usinamiss… (c’est elle qui m’entraîne vers la pente descendante des mojitos tapas..moi je lutte, je lutte..)

      • My tailor - Mathilde
        May 22, 2016

        C’est toujours de la faute des copines … 😉

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